Traçabilité

 

 

Comme tout autre équidé, un cheval destiné à la consommation est identifié individuellement par le triptyque :

- document d’identification,

- transpondeur électronique,

- enregistrement dans la base de données nationale d’identification SIRE (Système d’information relatif aux équidés).

 

L’identification des chevaux destinés à la production de viande, au moyen d’un transpondeur électronique, est obligatoire, depuis le 1er janvier 2003. Le transpondeur électronique, plus communément appelé « puce » est une petite capsule de 11 mm sur 2 mm. Elle est implantée, par un identificateur habilité, dans le tiers supérieur de l’encolure qui est une zone peu innervée. Elle est porteuse d’un numéro unique infalsifiable, enregistré dans la base de données nationale et inscrit sur le document d’identification. La puce est l’élément indispensable qui permet de faire le lien entre l’équidé, son document d’identification et son enregistrement dans la base SIRE.

 

Photo : IFCE

Au 1er janvier 2008, l’identification électronique devient obligatoire en France pour tous les équidés, qu’ils soient nés en France ou importés, qu’ils soient destinés à la consommation ou non. Cette obligation d’identification permet, de plus, de lutter contre le vol des chevaux et d’assurer leur suivi sanitaire.

Une déclaration pour garantir la destination d’un cheval

Tout propriétaire de cheval peut choisir précisément la destination des animaux dont il est responsable. Par défaut, tout équidé est considéré comme potentiellement destiné à la filière bouchère. Le propriétaire a deux options :

 

- Soit il considère que son cheval peut être destiné à l’abattage pour la consommation humaine et il laisse vierge le chapitre IX du document d’identification. Il doit s’assurer, alors, que son vétérinaire note dans le document d’identification tous les traitements médicamenteux que reçoit le cheval. Tout nouveau propriétaire du cheval pourra toujours décider de modifier ce choix.

 

- Soit il déclare que le cheval n’est pas destiné à l’abattage pour consommation. Ce choix est alors définitif et les futurs propriétaires ne peuvent pas le modifier. Tout propriétaire ou détenteur qui exclut son équidé de la consommation doit s’assurer qu’il sera en mesure de s’occuper de ce dernier, en bon père de famille, jusqu’à la fin de sa vie.

 

Cette mesure, importante pour la traçabilité, permet de connaître l’origine d’un cheval conduit à l’abattoir. En effet, les médicaments vétérinaires administrés aux chevaux dont les viandes sont destinées à la consommation humaine, sont soumis à une réglementation stricte qui permet d’assurer l’absence de résidus médicamenteux dans les denrées. De plus, suivant la destination du cheval, certains médicaments sont autorisés ou non.

 

Il est important de noter que lorsque le chapitre sur la destination de l’animal est absent du document d’identification, alors le cheval sera automatiquement exclu de l’abattage pour la consommation humaine. En effet, dans ce cas précis, il n’est pas possible de s’assurer que le cheval n’a pas subi de traitements médicamenteux interdit ou bien que son propriétaire l’a exclu de la consommation.  

 

Les contrôles en abattoir

Tout équidé qui entre dans l’enceinte d’un établissement d’abattage est rigoureusement contrôlé sur différents points :

 

1. Les services vétérinaires vérifient l’identité de l’équidé en vérifiant que le n° de la puce correspond à celui qui est indiqué sur le document d’identification, et en vérifiant qu’il est bien enregistré dans la base SIRE.

2. Ils vérifient que l’équidé n’a pas été exclu de l’abattage par l’un de ses précédents propriétaires.

3. Ils vérifient que l’équidé n’a pas reçu de traitement médicamenteux l’excluant temporairement ou définitivement de la consommation.

4. Ils vérifient son bon état de santé.

Tout équidé qui ne respecte pas l’un de ces points est exclu définitivement de la consommation. La traçabilité est ainsi maximale.

 

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