Communication

Un parti pris pour la communication Viande Chevaline : interpeller le consommateur pour faire le point, mais aussi lever les préjugés.

L’enquête qui fait le point sur la consommation française de viande chevaline


Interbev Equins, l’Interprofession de la Viande Chevaline, publie les résultats de l’enquête « Opinion et consommation de la Viande chevaline »* réalisée par l’institut OpinionWay en 2013. Avec cette enquête, les professionnels de la filière ont souhaité interroger les Français pour mieux les comprendre.

Consommateurs, acheteurs, curieux ou réfractaires… l’enquête révèle les opinions de tous et décrypte les comportements face à ce produit considéré par beaucoup comme atypique.

 

 

Première surprise : la viande chevaline, un produit mieux connu qu’on ne le pense


Une première idée reçue tombe : 64 % des Français âgés de 18 ans et plus déclarent consommer ou avoir déjà consommé de la viande chevaline. Et parmi ces consommateurs, une forte proportion, 76 %, apprécient cette viande.

 

 

La consommation fortement impactée par un déficit de présence du produit


Pour autant, apprécier la viande chevaline ne signifie pas en acheter. Les achats et la consommation des Français restent faibles au regard d’autres viandes ou des comportements dans d’autres pays.

Ainsi, ¼ des Français se déclarant « consommateurs » n’achètent pas de viande chevaline actuellement. Et les raisons invoquées pour expliquer cette situation sont essentiellement le manque de présence à l’esprit de cette viande à 46 % et le défaut de proximité des points de vente la proposant à 30 %.

 

 

Et les non consommateurs de viande chevaline ?


Alors que 25 % des personnes interrogées ne conçoivent pas d’en manger un jour, une autre part, 11 %, déclarent simplement ne pas avoir encore eu l’occasion d’en consommer. Et près de la moitié d’entre eux ne rejette pas l’idée d’y goûter un jour si l’opportunité se présente.

 

 

La crise du Horsegate en 2013, un impact inattendu sur l’opinion


La fraude révélée au printemps 2013 portant sur la présence de viande chevaline à la place de viande bovine dans les plats préparés frais et surgelés, ne semble pas avoir impacté l’opinion des Français. Ainsi 84 % des personnes interrogées n’ont pas changé d’opinion vis-à-vis de la viande chevaline.

La crise a, en revanche, réactivé la présence à l’esprit de cette viande auprès de certains consommateurs.

 

* Enquête réalisée en août 2013 auprès de 1 013 personnes de 18 ans et plus, représentatives de la population française. Interviews réalisées online (CAWI : Computer Assisted Web Interview), auprès des panelistes OpinonWay (access Panel NewPanel ®).

 

 

La Viande Chevaline : un dossier de presse pour lever les préjugés


En complément de l’enquête, un dossier de presse a été réalisé pour apporter des informations pratiques, de fond : qualités nutritionnelles, atouts culinaires, traçabilité, chiffres clés de la filière… [Dossier de presse à télécharger : voir en tête de rubrique]

 

 

INTERVEV Equins organise différentes animations toute au long de l’année afin de valoriser la viande chevaline.

 


Dans les régions, des dégustations sont proposées au grand public, sur les foires et les salons et en GMS, pour lui faire (re)découvrir le produit.



Les consommateurs ont aussi la possibilité de participer à des jeux-concours organisés dans les points de ventes (boucheries chevalines, boucheries mixtes et GMS), avec lots à gagner !



Par ailleurs, INTERBEV Equins encourage fortement les boucheries mixtes à proposer de la viande chevaline dans leurs boutiques.



Les GMS sont également encouragées à développer leurs rayons viande chevaline.

 

 

Conférence sur le thème de la viande chevaline


Le 17 septembre 2008, le CIV (Centre d’Information des Viandes) a convié acteurs et représentants de la filière, scientifiques, représentants d’associations de protection des animaux et chercheurs à intervenir lors d’une conférence/débat sur le thème de la viande chevaline.


Bien qu’issue d’une tradition ancienne, la consommation de viande chevaline pose parfois question. Cette matinée d’information et de réflexion avait pour but de donner des informations afin de permettre à chacun de se déterminer.

 

 

Pour alimenter la réflexion, il a été demandé à Jean-Pierre Poulain, socio-anthropologue, Responsable du Master Sciences Sociales Appliquées à l’Alimentation, à l’université de Toulouse Le Mirail, d’apporter un premier éclairage sur la notion d’animal socialement mangeable ou non. Jean-Pierre Poulain a évoqué l’influence des facteurs culturels et historiques sur la consommation de viande équine.


Michel Beaubois, Président de l’interprofession Interbev Equins a ensuite abordé les enjeux socioculturels et économiques de la consommation de viande chevaline en France et ses impacts sur la filière équine.


La viande chevaline fait partie d’un patrimoine gustatif ; c’est une viande populaire, aux propriétés nutritionnelles réelles. Facile et rapide à préparer, très tendre avec un goût légèrement sucré, sa production contribue très largement au maintien de la biodiversité équine.


Le Président a également évoqué l’aspect législatif qui permet à toute personne propriétaire d’un cheval de décider que l’animal ne soit pas abattu pour la consommation humaine et ce quel que soit l’âge de la bête.


Il a ensuite insisté sur la notion de respect, très largement intégrée et suivie par la filière équine :

  • respect des différents critères préventifs destinés à protéger la qualité des denrées destinées à la consommation humaine ;
  • respect des démarches sanitaires ;
  • respect du bien-être animal pendant l’élevage, pendant le transport et à l’abattage ;
  • respect du choix des propriétaires quant à leur désir de faire ou non rentrer leur animal dans la chaîne de consommation ;
  • respect de la décision de chacun de consommer ou non de la viande chevaline.

 

En complément de cette intervention, Marion Lhote, Déléguée Nationale pour les chevaux de trait aux Haras nationaux, a rappelé qu’avec 9 races de trait, la France possède le plus gros patrimoine génétique mondial en termes de races de trait. Paradoxe : le maintien de ces races de chevaux n’a été possible que grâce à la consommation de viande chevaline qui est un maillon indispensable dans la filière équine.


La filière viande chevaline permet aux éleveurs de sélectionner leurs étalons et permet aussi de maintenir ouvertes des zones de montagne (ou de plaine) en utilisant au maximum les ressources fourragères par la présence de chevaux. 

 

 

Utiles pour l’environnement et la biodiversité, les chevaux destinés à la consommation bénéficient naturellement d’un haut niveau de contrôle sanitaire, tant en ce qui concerne les conditions d’élevage que d’abattage. C’est la raison pour laquelle était présent à cette table-ronde Jean-Pierre Kieffer, vétérinaire et Président de l’OABA (Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs), association de défense des animaux destinés à la boucherie, ayant pour vocation d’être attentive aux conditions d’élevage, de transport et d’abattage, de mener des enquêtes sur le terrain, voire de déposer des plaintes en justice si nécessaire.

 

La dimension de risque sanitaire lié à la viande chevaline était un volet que le CIV souhaitait voir aborder. Vincent Carlier, Membre de l’Académie vétérinaire de France, pose comme préambule qu’il n’y a pas de risque pour la santé du consommateur en France concernant la consommation de viande chevaline, car les mesures de protection sont appliquées pour la viande chevaline comme cela est le cas pour l’ensemble des viandes.


Vincent Carlier a naturellement évoqué parmi les différents sujets sanitaires la trichinose qui a, par le passé, été un risque sanitaire aujourd’hui maîtrisé, puisque seuls 5 cas issus de l’importation ont été dénombrés depuis 2000 et naturellement retirés de la consommation humaine.


En conclusion, "Si vous ne voulez pas en manger, n’empêchez pas les autres de le faire !".

 

 

Dégustation de viande chevaline sur le marché du Cours de Vincennes à Paris


Le mercredi 24 septembre, sur le marché du Cours de Vincennes, les bouchers chevalins ont fait déguster leurs produits préparés et cuisinés à l’attention du public. 

 

 

Rôtis, grillades, tartares et autres préparations étaient préparés par un chef cuisinier et les très nombreux visiteurs du marché ont ainsi pu apprécier toutes les qualités gustatives de la viande chevaline et échanger avec les professionnels présents. 

 

 

Un tirage au sort a permis d’offrir un repas de chef  - de viande chevaline bien sûr -  à domicile pour 4 personnes, des bons d’achat à valoir chez les bouchers chevalins du Cours de Vincennes et des livres sur la viande chevaline.

 

 

Déjeuner gastronomique au restaurant d’Alain Senderens

 

La consommation de viande chevaline trouve sa source dans l’histoire familiale de chacun, En ce sens la viande chevaline est une viande éminemment populaire. Elle est notre “madeleine de Proust” qui nous rappelle ces moments de bonheur liés aux repas en famille.
Si la viande chevaline est une viande facile à cuisiner et à consommer, une viande facile d’accès, la viande chevaline offre aussi de nombreuses ressources, peut-être pas encore totalement exploitées en cuisine et en gastronomie.

 

C’est pourquoi le jeudi 25 septembre, l’Interprofession a laissé libre cours à l’imagination de l’un des plus célèbres chefs français pour faire apprécier aux critiques gastronomiques toute la subtilité et la finesse gustative de la viande chevaline.

 

 

 

 

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